En 25 faits

1) L’arrière-arrière grand-père paternel de Margaret était un marchand écossais de thé qui possédait un commerce à Édimbourg. La rumeur veut qu’il se soit installé au Canada lorsqu’il fut trahi par l’un de ses associés. Toute sa vie, Margaret retire une grande fierté de son ascendance écossaise. Cependant, elle se sentira toujours plus attachée au destin des Highlanders quoique ses ancêtres soient originaires des Lowlands. L’ascendance écossaise de Morag Gunn dans The Diviners (Les Devins) en est la meilleure représentation.

2) John Simpson, son grand-père maternel, est l’un des premiers habitants de Neepawa. Il s’y est installé alors que la ville n’avait que sept ans. Perçu par Margaret comme un tyran narcissique, propriétaire d’une maison à son image (« La Grande Maison »), c’est à dire imposant et intimidant, il lui a inspiré plusieurs éléments du Cycle de Manawaka tels que le passé et le tempérament du père d’Hagar dans The Stone Angel (L’ange de pierre), T.Connor dans A Bird in the House (Un oiseau dans la maison), etc.

3) Le personnage d’Hagar dans The Stone Angel est inspiré par les membres de sa famille notamment sa tante Ruby, son grand-père John Simpson et les derniers jours de Marg (une vieille femme qui se meurt et qui le sait).

4) Le titre initial de The Stone Angel était Hagar, mais il ne plaisait à aucun des éditeurs de Margaret.

5) En 1941, Margaret acquiert sa première machine à écrire qu’elle surnomme Victoria.

6) C’est dans une pièce écrite par Margaret, en 1941, pour un concours qu’apparaît pour la première fois la mention de Manawaka. Elle n’avait qu’une quinzaine d’années et n’en a conservé que peu de souvenirs.

7) Bien qu’elle n’ait aucune ascendance autochtone, Margaret Laurence a souvent été perçue comme une Métis.

8) L’aviateur dont est amoureuse Vanessa dans A Bird in the House est inspiré de Derek-Benjamin Britten, un aviateur (marié) de la Royal Air force basé à Neepawa, que Margaret a connu et aimé.

9) Entre 1944 et 1947, elle a soumis plusieurs manuscrits sous un pseudonyme masculin.

10) Lorsqu’ils ont vécu en Somalie, Jack et elle ont, entres autres, logé au Residency, la seule résidence de trois étages de la ville de Zeilah. Pendant ce séjour, Jack et Margaret avaient l’impression d’une présence invisible. Ils apprirent plus tard qu’une légende locale prétendait qu’un policier somalien y avait été assassiné.

11) Une lettre écrite par Gordon Elliott lui a permis d’intéresser Jonh McClelland au manuscrit du roman This Side Jordan.

12) Elle a remporté le prix littéraire du Gouverneur général du Canada à deux reprises : pour A Jest of God en 1966 et pour The Diviners, en 1974. Elle a également siégé au jury du prix littéraire à la fin des années 70.

13) L’intrigue et la personnalité de Stacey dans The Fire-Dwellers sont inspirées par la théorie de Betty Friedan dans son ouvrage, The Feminine Mystique (1963). La réflexion sous-jacente du roman de Margaret est de comprendre comment les femmes doivent s’intégrer dans une société dominée par les hommes.

14) A Jest of God a été adapté au cinéma par Paul Newman sous le titre de Rachel, Rachel.

15) The Diviners est le roman le plus réfléchi, le plus ambitieux, mais surtout le plus autobiographique du Cycle de Manawaka. Morag est le portrait de l’auteure, écrivaine comme elle. Même la maison et la rivière sont identiques à sa maison d’été et sa vue sur la rivière Otonabee qu’elle possédait près de Peterborough. Plusieurs éléments de la vie de Piquette sont inspirés par sa vie (dépendance à l’alcool, complexes sur son physique, perte du mari, culpabilité, impression d’avoir négligé ses enfants, etc.).

16) Pendant l’écriture de The Diviners, Margaret Laurence était consciente qu’elle écrivait, non seulement le dernier roman du Cycle, mais également son dernier roman (d’après sa correspondance).

17) En 1976, le roman The Diviners provoque une controverse puisqu’il est interdit dans les écoles de Lakefield en Ontario, la ville où vit l’écrivaine.

18) Elle reçoit un diplôme Honoris Causa de l’Université McMaster en 1970. L’Emmanuel College lui décerne, en 1982, le titre honorifique de Docteur en Saintes Écritures en témoignage de la moralité inhérente à son œuvre.

19) Ce qu’elle considérait comme ses « bonnes causes» : elle a siégé au C.A. d’Energy Probe, a écrit les discours électoraux du NPD en 1980 et travaillé à la campagne électorale de Lynn McDonald en 1984, elle est devenue chancelière de l’Université Trent en 1981.

20) Elle a fait partie du C.A. de McClelland and Stewart entre 1976 et 1980.

21) Le Canadian Booksellers’ Association la nomme auteur de l’année en 1981 bien qu’elle n’écrivait plus de romans.

22) En 1986, le magazine Châtelaine la considère comme l’une des Canadiennes les plus mal habillées.

23) Elle a participé à la première réunion du groupe qui deviendra l’Union Writer’s of Canada (formé officiellement le 3 novembre 1973) et de laquelle elle a été la présidente intérimaire.

24) En 1972, elle reçoit l’Ordre du Canada.

25) Margaret Laurence n’aimait pas Virginia Wolf, mais admirait Emily Brontë et Jane Austen chez laquelle elle percevait un féminisme subtil.